La responsabilité immunitaire individuelle

La responsabilité immunitaire individuelle

Staff Writer

Article par Keven Arseneault, Kinésiologue

En ce temps de crise de la COVID-19 (vous pouvez suivre la progression des cas et de la mortalité mondiale sur cette adresse web1), on nous rappelle sans relâche les 3 consignes suivantes afin de diminuer notre risque de contracter la COVID-19 (ce qui diminuera du même coup la transmission des autres infections virales [ex. : influenza]) :

  1. Maintenir une distanciation sociale : cela est, en fait, la stratégie la plus efficace afin de vous protéger puisque vous ne pouvez savoir si une personne est infectée ou non par le délai qu’il peut y avoir entre l’infection et l’apparition des symptômes. Une distance entre les individus d’environ 2 mètres est suggérée;

  2. Se laver les mains et désinfecter les surfaces : ces éléments permettent de vous protéger non seulement de la COVID-19, mais également de l’ensemble des maladies infectieuses. L’utilisation de désinfectants à base d’alcool pour les mains et les surfaces peuvent réduire la propagation du virus de 85 à 94 %2,3. Il est donc très important de suivre ces mesures d’hygiène puisque la COVID-19 a été détectée sur du carton sur une durée de 24 heures et sur du plastique et du stainless jusqu’à une période de trois jours4. L’Agence de la Protection Environnementale des États-Unis a donc émis une liste5 des produits désinfectants pouvant être utilisés contre la COVID-19. Je ne sais toutefois pas si Santé Canada possède une liste équivalente.

  3. Éviter les déplacements non essentiels : afin de minimiser le contact avec une personne atteinte de la COVID-19, il est effectivement judicieux de limiter les déplacements au minimum.

C’est trois règles nous sont dîtes et redîtes chaque jour par les instances gouvernementales et je suis entièrement en faveur de ces affirmations pour notre protection individuelle. Mais il y a un élément majeur qui est oublié et dont on ne parle peu : stimuler et assurer une fonction optimale de son système immunitaire. Mon collègue Danik Legault a déjà écrit un article6 récemment sur l’impact de différents facteurs affectant la qualité du système immunitaire (je vous recommande sa lecture). De plus, une étude de 2015 appuis et démontre également qu’une alimentation saine, de faire de l’exercice régulièrement, de s’assurer d’avoir une bonne qualité de sommeil et une bonne gestion de son stress permet une fonction immunitaire optimale7. Je voulais toutefois mettre l’emphase sur mon top 5 des éléments à prioriser en termes de suppléments alimentaires afin d’optimiser votre système immunitaire.

1. La vitamine D : La vitamine D a un rôle important dans la régulation du système immunitaire et peut réduire le risque de certaines infections virales et bactériennes en modulant la réponse immunitaire (et donc d’un fort intérêt contre la COVID-19)8,9. La vitamine D est dérivée dans la peau à partir de son précurseur, le 7-déhydrocholestérol, suivant la stimulation par la lumière ultra-violette B (UVB) (ex. : le soleil). Il est alors converti en 1,25-dihydroxvitamine D3, lequel se combine avec les récepteurs à la vitamine D pour déclencher une réponse immunitaire qui peut être efficace contre une infection de l’influenza10. Toutefois, nous ne synthétisons pas de vitamine D ici au Québec entre octobre et mai dû à l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil. Nous vivons donc actuellement sur nos réserves de vitamine D de l’été 2019. La question qui se pose est : avez-vous eu suffisamment d’expositions au soleil l’été dernier pour maximiser la réaction de votre système immunitaire face aux virus présents en avril 2020 ? La réponse chez 90 % des gens est malheureusement non puisque leur emploi oblige un travail intérieur durant les heures d’ensoleillement.

Un autre point intéressant avec la vitamine D est que les niveaux sanguins de vitamine D semblent être reliés aux infections respiratoires, où une augmentation de seulement 10 nmol/L (4 ng/mL) des niveaux de vitamine D correspond à une diminution d’environ 7 à 10 % du risque d’infection11,12. De plus, une déficience en vitamine D peut être reliée à une augmentation du risque d’influenza et d’infection du tractus respiratoire8,13. Dans un essai clinique, 1 200 UI de vitamine D3 donnée quotidiennement a diminué l’incidence de l’influenza saisonnière de 64 % chez des enfants d’âge scolaire comparativement aux enfants ne prenant pas de suppléments contenant de la vitamine D14. Dans le même sens, dans un essai sur 3 ans, les femmes afro-américaines post-ménopausées prenant 2 000 UI de vitamine D quotidiennement ont signalé significativement moins d’incidence de l’influenza comparativement à celles prenant le placebo15.

Par ailleurs, une revue de la littérature récente16 de 2017, incluant 10 933 participants répartis dans 25 études contrôlées et randomisées, a analysé l’effet de la vitamine D sur le risque d’infections respiratoires aiguës telles que le rhume et l’influenza. L’analyse a trouvé que ceux recevant quotidiennement ou hebdomadairement un supplément de vitamine D, dans des doses variant de 300 UI à 4000 UI par jour, avaient un risque 19 % plus faible d’infections et ceux avec une déficience en vitamine D (soit des niveaux en dessous de 25 nmol/L ou 10 ng/mL) au début de l’étude ont vécu le meilleur effet protecteur. Toutes ces données, bien qu’il y ait une absence d’étude sur le coronavirus précisément, présentent toutefois la vitamine D comme un supplément d’intérêt contre la COVID-19 par son rôle d’immunomodulateur.

Un niveau sanguin optimal de 25-hydroxyvitamine D serait de 125-200 nmol/L (soit de 50-80 ng/mL). Si vous ne maintenez pas déjà votre niveau de 25-hydroxyvitamine D au-dessus de 125 nmol/L, alors prenez 50 000 UI de vitamine D les 3-4 premiers jours de l’infection. Ensuite, diminuez graduellement le dosage aux alentours de 5 000-8 000 UI quotidiennement. Toutefois, si vous prenez déjà 5 000-8 000 UI de vitamine D par jour, alors vous n’avez probablement pas besoin d’augmenter votre apport en vitamine D.

 

VITAMINE D ATP-LAB
10 vaporisations par jour

2. Les probiotiques : Les preuves s’accumulent année après année et démontrent que les suppléments de probiotiques (les bactéries qui habitent dans nos intestins et qui sont considérées comme étant le microbiote) incluant des Bifidobacterium et des Lactobacillus peuvent augmenter l’activité immunitaire antivirale et réduire la fréquence, la sévérité et la durée des infections virales des voies respiratoires telles que l’influenza17,18. En fait, près de 70 % du système immunitaire se situe dans l’intestin19,20,21,22. De ce fait, une altération dans l’équilibre du microbiote intestinal augmente l’inflammation, conduit aux infections et contribue au développement de la maladie23. L’alimentation influence également la composition et la fonction du microbiote ce qui peut à son tour modifier la fonction immunitaire (ex. : une alimentation faible en fibres et riche en glucides raffinés)24,25,26.

Une étude randomisée et contrôlée avec 700 participants a démontré qu’une prise de probiotiques (Lactobacillus plantarum, Lactobacillus rhamnosus et Bifidobacterium lactis), de prébiotiques et de lactoferrine réduisait l’incidence des maladies respiratoires durant la saison d’hiver en diminuant le nombre, la sévérité et la durée des infections de voies respiratoires supérieures27. Dans une autre étude, la même préparation donnée avec du colostrum (le premier lait maternel) a réduit l’incidence de la grippe comparativement aux groupes vacciné et placebo28. Également, plusieurs études analysent l’impact de différentes souches de probiotiques sur l’immunité et une étude de 2015 a par ailleurs observé une amélioration de la réponse immunitaire et une diminution dans la fréquence des infections respiratoires chez les sujets âgés avec la souche Bacillus subtilis CU129.

PROBIOTIQUE ATP-LAB
1 capsule par jour au coucher

3. Le zinc : Le zinc joue un rôle important dans le maintien de la fonction immunitaire30. En fait, une déficience en zinc, laquelle est assez commune chez les personnes âgées (ainsi que chez 2 milliards de personnes dans le monde), peut altérer l’immunité et donc augmenter les risques d’infection31,32. Par contre, une correction d’une déficience en zinc par une supplémentation a démontré son efficacité pour une variété d’infections en stimulant le système immunitaire32,33,34 et en limitant la multiplication du virus35. Par exemple, dans une analyse complète des effets des pastilles de zinc sur les infections virales des voies respiratoires, des doses supérieures à 75 mg par jour ont démontré une diminution des symptômes de 20 à 42 %. Les auteurs de cette étude ont toutefois placé une emphase sur le fait que des doses inférieures à 75 mg par jour n’ont pas réduit la durée de la maladie36.

ZINC ATP-LAB
1 capsule aux 2-3 heures lors du début des symptômes viraux (maximum 3 jours)

4. La mélatonine : La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale dans le cerveau. En plus de sa régulation du cycle sommeil-éveil et d’agir comme antioxydant, la mélatonine est aussi capable d’influencer le statut immunitaire directement et indirectement (elle est synthétisée dans l’intestin où 70 % de l’immunité se situe). Elle a été démontrée comme étant efficace pour combattre plusieurs types d’infections virales37,38,39 et son administration peut augmenter la production d’anticorps40. Étant donné que l’altération du système immunitaire avec le vieillissement commence à se produire généralement vers l’âge de 60 ans et coïncide en plus avec une diminution des concentrations de mélatonine, une étude a suggéré qu’une supplémentation en mélatonine pourrait être bénéfique chez les personnes âgées41.


MÉLATONINE ATP-LAB
1 capsule par jour au coucher

5. Vitamine C : Afin de se protéger contre les infections (particulièrement celles virales), le système immunitaire a besoin d’une quantité quotidienne et suffisante en vitamine C. Cette dernière améliore la production et l’action des globules blancs, en autre les neutrophiles, afin d’attaquer et d’engouffrer les virus42,43,44. Une étude a démontré qu’une dose quotidienne de 1 g de vitamine C est efficace afin de diminuer l’incidence et la sévérité d’un rhume45. De plus, de hautes doses de vitamine C administrées avant et après le début des symptômes de la grippe et du rhume permettent une diminution marquée de ces symptômes. Par exemple, parmi des adultes asymptomatiques de 18-30 ans, trois doses de 1000 mg de vitamine C quotidiennement, ou des doses de vitamine C aux heures durant les 6 premières heures suivant le début des symptômes suivit par des doses de 1000 mg de vitamine C, 3 fois par jour, chez des individus symptomatiques, ont diminué les symptômes du rhume et de la grippe de 85 % comparativement à un placebo46.

EN RÉSUMÉ

Le tableau suivant présente un résumé des cinq habitudes de vie à adopter ainsi que des cinq suppléments alimentaires qui sont essentiels à une santé immunitaire optimale.

#
 Changements d'habitudes de vie Intégration de suppléments alimentaires
1 Avoir une alimentation saine et variée Vitamin D: 50 000 UI par jour sur trois jours, puis 5 000 UI par jour
2 Faire de l'exercice physique régulièrement Probiotiques: 50 milliards par jour
3 Avoir un sommeil récupérateur Zinc: Pastille de 10-15 mg de zinc élémentaire (sous forme de gluconate/acétate) chaque deux heures
4 Avoir une bonne gestion de son stress Mélatonine: 3-20 mg au coucher
5 Éviter le tabac et l'excès d'alcool Vitamine C: 5 000 - 20 000 mg par jour


De ce fait, la course au vaccin contre la COVID-19 n’est pas l’option la plus complète (bien qu’intéressante) puisqu’elle ne stimule qu’une infime partie du système immunitaire (on parle ici que de l’immunité humorale [dans le sang]). De plus, les virus mutent et un vaccin est spécifique pour une souche précise. C’est l’une des raisons pourquoi un vaccin efficace contre la grippe est très difficile à produire puisqu’il y a plusieurs types de virus de l’influenza. La bonne fonction de notre système immunitaire est la priorité #1 afin de combattre les agents pathogènes (virus et bactéries) qui nous entourent. S’il y avait 200 virus autour de nous et nous prédisposant à la maladie, recevriez-vous 200 vaccins contre chacune de ces souches? Cela sera immoral et insensé. Vous vous devez donc de prendre votre système immunitaire en main et de vous en occuper du mieux que vous le pouvez (voir le tableau résumé ci-dessus). Avec une immunité optimale, vous risquez ainsi de moins vous retrouver à l’hôpital (et donc d’aider au désengorgement des hôpitaux qui fait partie de la problématique actuelle de la COVID-19) et si vous développez une infection virale, votre corps sera alors bien mieux outillé afin de la combattre et de vous en sortir avec moins de symptômes graves et sur dans une période de temps beaucoup plus courte. #Cavabienaller

 

Références

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